Sofilm explore les manières de raconter le cinéma depuis plus de 10 ans, avec des récits, des reportages et des entretiens en dehors des codes de la promo. La carte de la contre-programmation jouée avec légèreté, en donnant la parole à ceux qui font le cinéma ou en provoquant des rencontres improbables.
SoFilm
POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE
L’équipe type • Au milieu du flot des sorties en salles, ils ont su tirer leur épingle du jeu, par leur classe, leur professionnalisme, leur persévérance, leur folie… Et parfois un peu de tout ça.
Pourquoi le requin blanc des Dents de la mer est-il toujours aussi effrayant (et pourquoi les cerfs et les renards de Disclosure Day sont si navrants)? • Á chaque numéro, Benjamin Cataliotti, monteur et journaliste, revient sur le montage d’un film qui l’a tout particuliérement marqué…
Le jour oú… • Vin Diesel a joué les hommes-sandwichs pour les jouets Street Sharks
TOP 10 Nanars de requins, années 2020 • Chez Sofilm, on n’hésite pas à saigner des yeux pour concocter le meilleur florilège de nanars récents mettant en vedette des squales. CGI crados, requins des mers, requins des airs, intrigues en carton et répliques foireuses, il y en a pour tous les (mauvais) goûts.
Les chiffres
« La photographie est une sorte d’antidote au cinéma » • Park Chan-wook (Old Boy, Aucun autre choix) a fait frémir des générations de spectateurs avec ses personnages violents, des relations vénéneuses et une mise en scène virtuose. En parallèle, il a discrètement cultivé son jardin secret: la photographie. Alors qu’il expose pour la première fois en Europe, à la galerie Lee Ufan, lors des Rencontres d’Arles, le dernier président du jury du Festival de Cannes nous fait découvrir une facette inattendue de son œuvre. Rencontre avec un cinéaste qui aime autant filmer les coups de marteau qu’observer les arbres et les rideaux.
Ryusuke Hamaguchi « Cassavetes aussi se fichait de faire des films au sens traditionnel du terme » • On dit « héroïnes », mais qui aime le cinéma du réalisateur de Drive my Car ou de Le mal n’existe pas sait que chez Hamaguchi, il n’est jamais question de héros au sens guerrier ou individualiste du terme. Sur un sujet – la fin de vie – qui pourrait sembler aride, Soudain laisse affleurer l’émotion et la tendresse, sans peur du ridicule, jusqu’à toucher la grâce. Rencontre avec un cinéaste vivant chaque question comme un défi, chaque trait d’humour comme une politesse, et dont les films finiront bien par nous soigner du désespoir.
Léa Seydoux Vivre ses vies • Les actrices naissent-elles plusieurs fois? Dans l’entretien qu’elle nous accorde, Léa Seydoux raconte avoir grandi habitée par une impression de chaos qui ne se dissipait que lorsque ses émotions la ramenaient à la réalité. À l’écran, c’est brune qu’on l’a rencontrée, avec La Belle Personne, où elle semblait éclore – tête penchée, moue boudeuse. Avec, déjà, cette confiance en ses forces et ses charmes. Cinq ans après cette première effraction, c’est une actrice aux cheveux bleus qui semblait réchapper du tournage mouvementé de La Vie d’Adèle. Toute sa singularité était encapsulée dans ce rôle: son phrasé rapide, comme si les répliques étaient des pièges desquels il fallait s’échapper, et cette sauvagerie civilisée, celle des filles bien nées qui savent qu’il n’y a pas de meilleur coup de poing qu’un sourire hautain. Pour avoir refusé de s’effondrer après cette expérience violente – elle parlera de harcèlement de la part de Kechiche –, Léa Seydoux s’est construit une carrière sans attache, parsemée de choix forts, dangereux, inattendus. On lui connaît peu de fidélités (deux films avec Desplechin, Bonello, Jacquot ou Wes Anderson) et de frontières, incarnant une comtesse chez Ridley Scott ou une espionne dans Mission...